Rédigé par le Dr Natalia Branczko, médecin esthétique – Clinique Confidence, Lille.

Calvitie et alopécie chez la femme : l’essentiel à retenir

La perte de cheveux chez la femme est fréquente et peut se manifester de façons très différentes : diminution progressive de la densité, raie qui s’élargit, cheveux qui s’affinent, ou chute importante apparue en quelques semaines.

La forme chronique la plus fréquente est l’alopécie androgénétique féminine, caractérisée par une miniaturisation progressive de certains follicules.

Mais toutes les chutes de cheveux ne sont pas des calvities.

Un effluvium télogène, une période post-partum, certaines modifications hormonales, une carence, un trouble thyroïdien, certains médicaments ou une maladie du cuir chevelu peuvent également intervenir.

Le diagnostic est essentiel avant de choisir un traitement. Une alopécie androgénétique, une chute post-partum ou une carence en fer ne se prennent pas en charge de la même manière.

Selon la situation, différentes approches peuvent être envisagées : correction d’une cause identifiée, traitement médicamenteux, PRP, mésothérapie capillaire ou, dans certaines indications, greffe de cheveux.

Qu’est-ce que la calvitie chez la femme ?

Une perte progressive de densité qui se présente différemment de la calvitie masculine.

Chez la femme, la « calvitie » prend rarement la forme d’une zone totalement dépourvue de cheveux comme on peut l’observer chez l’homme.

L’alopécie androgénétique féminine entraîne généralement une diminution progressive de la densité sur le dessus du crâne.

Les cheveux deviennent progressivement plus fins, plus courts et moins couvrants.

La raie centrale peut sembler plus large et le cuir chevelu devenir davantage visible, notamment sous une lumière directe ou lorsque les cheveux sont mouillés.

La ligne frontale reste le plus souvent relativement préservée.

Ce phénomène correspond à une miniaturisation progressive de certains follicules pileux.

Contrairement à la calvitie masculine, le rôle exact des hormones androgènes dans ce processus est toutefois plus complexe et reste encore imparfaitement compris chez la femme.

Quels sont les premiers signes de la calvitie chez la femme ?

L’évolution est souvent suffisamment progressive pour passer inaperçue pendant plusieurs mois ou plusieurs années.

L’un des signes les plus caractéristiques est l’élargissement progressif de la raie centrale. Le cuir chevelu devient progressivement plus visible alors que la ligne frontale reste généralement conservée.

Certaines femmes remarquent d’abord une diminution globale du volume de leur chevelure : une queue de cheval moins épaisse, des cheveux qui semblent moins nombreux ou une coiffure qui offre moins de couverture qu’auparavant.

L’affinement des cheveux est également important.

Le nombre de follicules n’a pas nécessairement beaucoup diminué, mais une partie d’entre eux produit des cheveux plus fins, donc moins couvrants.

À l’inverse, une chute brutale de grandes quantités de cheveux sur l’ensemble du cuir chevelu est moins caractéristique d’une alopécie androgénétique et doit faire rechercher un autre mécanisme.

Comment évolue l’alopécie féminine ?

L’échelle de Ludwig permet de décrire l’importance de la perte de densité.

L’alopécie androgénétique féminine peut être décrite notamment à l’aide de l’échelle de Ludwig, qui distingue trois grands niveaux de perte de densité.

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Alopécie chez la femme : les 3 stades de l’échelle de Ludwig

Ludwig I

La raie centrale commence à s’élargir et la densité diminue légèrement sur le dessus du crâne. La chevelure reste globalement couvrante et la perte peut être difficile à percevoir.

Ludwig II

La diminution de densité devient plus importante. Le cuir chevelu est davantage visible au niveau de la raie et du sommet du crâne, et la réduction du volume capillaire devient plus évidente.

Ludwig III

La perte de densité est avancée sur le dessus du crâne. La couverture capillaire devient faible, même si une lisière frontale persiste généralement.

Cette classification permet surtout de décrire la situation et d’en suivre l’évolution. Elle ne permet pas de prévoir précisément la vitesse à laquelle une alopécie progressera.

Pourquoi le diagnostic est-il particulièrement important chez la femme ?

Parce que des pertes de cheveux d’origines très différentes peuvent se ressembler ou se superposer.

Une diminution progressive de densité peut correspondre à une alopécie androgénétique, tandis qu’une chute diffuse apparue brutalement peut évoquer un effluvium télogène.

Mais les situations ne sont pas toujours aussi simples.

Une femme présentant une alopécie androgénétique débutante peut, par exemple, connaître simultanément un effluvium après une maladie, une grossesse ou une perte de poids importante.

Une carence en fer ou une anomalie thyroïdienne peut également contribuer à une chute diffuse.

Le médecin s’intéresse donc à l’ancienneté de la chute, sa vitesse d’apparition, sa localisation, les antécédents, les traitements en cours, l’alimentation, les événements récents et les éventuels symptômes associés.

L’examen du cuir chevelu et, lorsque cela est utile, une dermoscopie ou une trichoscopie permettent d’observer les follicules plus précisément.

Peut-on ralentir ou traiter une alopécie chez la femme ?

Oui, dans certaines situations, mais le traitement dépend avant tout de la cause de la perte de cheveux.

Il n’existe pas un traitement universel adapté à toutes les alopécies féminines.

L’objectif peut être très différent selon les patientes :

  • Corriger une cause temporaire,
  • Ralentir une miniaturisation folliculaire,
  • Préserver les cheveux existants, améliorer leur diamètre
  • Ou, lorsqu’une zone est durablement dégarnie, envisager une solution chirurgicale telle que la greffe.

Lorsqu’une chute est liée à une carence, un trouble thyroïdien, un médicament ou un autre problème médical, la priorité consiste à prendre en charge cette cause.

Une supplémentation en fer n’a par exemple d’intérêt que lorsqu’une carence ou un déficit pertinent a été identifié.

De la même manière, une chute post-partum ou un effluvium télogène ne justifient pas systématiquement un traitement destiné à l’alopécie androgénétique.

Identifier correctement le mécanisme permet ainsi d’éviter des traitements inutiles.

Le minoxidil topique est le traitement médicamenteux local le plus couramment utilisé dans l’alopécie androgénétique féminine.

Il est appliqué directement sur le cuir chevelu et cherche notamment à prolonger la phase de croissance des follicules et à favoriser la pousse de cheveux plus visibles.

Les résultats varient d’une personne à l’autre et nécessitent généralement plusieurs mois avant de pouvoir être évalués.

Son effet est également suspensif : le bénéfice obtenu tend à diminuer après l’arrêt du traitement.

Différentes concentrations et modalités d’utilisation existent chez la femme. Leur choix doit être adapté à la patiente et discuté avec un professionnel de santé.

Une augmentation temporaire de la chute peut parfois survenir au début du traitement. Des irritations du cuir chevelu ou une hypertrichose, notamment faciale, peuvent également être observées chez certaines patientes.

Le minoxidil doit par ailleurs être évité pendant la grossesse et l’allaitement.

Dans certaines situations particulières, notamment lorsqu’il existe des signes d’hyperandrogénie, un médecin spécialisé peut discuter des traitements agissant sur les mécanismes hormonaux.

Leur indication dépend notamment de l’âge, du contexte hormonal, des traitements déjà utilisés, des antécédents médicaux et d’un éventuel projet de grossesse.

Ils ne constituent donc pas une solution systématique à la perte de cheveux féminine et nécessitent une évaluation médicale individualisée.

Le PRP vise principalement les zones où les follicules sont encore présents et actifs.

Le plasma riche en plaquettes, ou PRP, est préparé à partir d’un prélèvement du propre sang de la patiente. Après centrifugation, une fraction enrichie en plaquettes est récupérée puis injectée dans le cuir chevelu.

L’objectif est d’agir sur l’environnement biologique des follicules encore actifs.

Certaines études rapportent une amélioration possible de la densité ou du diamètre des cheveux chez une partie des patients présentant une alopécie androgénétique. Les résultats varient néanmoins selon les personnes, le stade de la perte de cheveux et les protocoles utilisés.

Le PRP ne permet pas de recréer un follicule sur une zone qui n’en produit pratiquement plus.

Son intérêt est donc généralement plus important lorsqu’il existe encore des cheveux miniaturisés susceptibles d’améliorer leur diamètre et leur qualité.

La mésothérapie capillaire consiste à réaliser des micro-injections superficielles dans le cuir chevelu.

La composition des solutions utilisées varie selon les protocoles.

L’objectif peut notamment être d’améliorer l’environnement du cuir chevelu ou la qualité des cheveux existants.

Son niveau de preuve scientifique est cependant moins établi que celui des traitements médicamenteux de référence et dépend fortement des substances administrées.

Elle peut être envisagée dans certaines situations, seule ou en complément d’autres approches, après évaluation de la cause de la chute.

Une approche régénérative récente, dont les données cliniques sont encore en cours d’évaluation.

Les exosomes sont de petites vésicules extracellulaires naturellement utilisées par les cellules pour communiquer entre elles. Ils transportent notamment des protéines et différents signaux biologiques susceptibles d’intervenir dans l’activité des follicules pileux.

Dans le traitement de certaines alopécies, des préparations contenant des exosomes sont utilisées dans l’objectif de stimuler l’environnement de follicules encore présents, de favoriser leur activité et d’améliorer la qualité de la repousse.

Les premières études cliniques rapportent des améliorations de la densité capillaire et du diamètre des cheveux chez certains patients.

Les exosomes peuvent donc être envisagés dans certaines situations après évaluation médicale, en tenant compte du type d’alopécie, de son stade et de l’activité folliculaire encore présente.

La greffe peut constituer une solution dans certaines formes d’alopécie féminine, mais ce traitement ne convient pas à toutes les patientes.

Une greffe consiste à prélever des follicules dans une zone donneuse, généralement située à l’arrière du cuir chevelu, puis à les réimplanter dans les zones présentant une perte de densité.

Chez la femme, cette indication nécessite une évaluation particulièrement attentive.

Dans certaines formes d’alopécie diffuse, la zone donneuse peut elle-même présenter une miniaturisation des cheveux et ne pas offrir suffisamment de follicules de bonne qualité.

La stabilité de la perte, le type d’alopécie et la qualité de la zone donneuse doivent donc être analysés avant d’envisager une greffe.

Située à 5 minutes de Lille, vous trouverez la Clinique Confidence sur le Boulevard Clémenceau à Marcq-en-Baroeul. 

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Pourquoi certaines femmes perdent-elles leurs cheveux ?

Une alopécie peut avoir plusieurs origines, parfois associées chez une même personne.

L’alopécie androgénétique féminine

Une miniaturisation progressive dont les mécanismes diffèrent en partie de ceux observés chez l’homme.

L’alopécie androgénétique féminine est la principale forme de perte progressive de densité chez la femme.

Elle présente une composante génétique : des antécédents familiaux du côté maternel ou paternel augmentent la probabilité d’en développer une.

En revanche, contrairement à la calvitie masculine, son mécanisme ne peut pas être résumé simplement à une action excessive de la DHT.

Les hormones androgènes peuvent intervenir chez certaines femmes, notamment lorsqu’il existe une hyperandrogénie, mais leur rôle exact dans l’alopécie féminine reste moins clairement établi que chez l’homme.

Certaines patientes présentent d’ailleurs une alopécie typique alors que leurs taux d’androgènes sont normaux.

L’apparition d’une perte de cheveux associée à des signes comme une acné importante, une augmentation de la pilosité ou des cycles menstruels irréguliers peut en revanche conduire le médecin à rechercher notamment un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou une autre cause hormonale.

Pourquoi les cheveux tombent-ils après un accouchement ?

Une chute importante peut apparaître plusieurs semaines ou plusieurs mois après la grossesse.

La grossesse modifie le cycle des cheveux sous l’effet de changements hormonaux importants. Certaines femmes constatent ainsi une chevelure plus dense pendant la grossesse.

Après l’accouchement, une proportion plus importante de cheveux peut entrer simultanément dans une phase conduisant à leur chute.

Cette perte apparaît généralement avec un décalage, souvent quelques mois après la naissance, et peut être suffisamment importante pour devenir inquiétante.

Dans la majorité des situations, les follicules ne sont pas détruits et la densité se rétablit progressivement.

Une chute particulièrement prolongée, très importante ou associée à d’autres symptômes mérite néanmoins une évaluation, car une grossesse peut également révéler ou se superposer à une alopécie androgénétique, une carence ou une autre cause de perte de cheveux.

La ménopause peut-elle provoquer une perte de cheveux ?

La période péri- et post-ménopausique peut favoriser une diminution progressive de la densité capillaire.

La ménopause s’accompagne de modifications hormonales importantes auxquelles s’ajoutent les phénomènes naturels de vieillissement du follicule.

Chez certaines femmes, cette période peut rendre plus visible une alopécie jusque-là discrète ou s’accompagner d’un amincissement progressif des cheveux.

Toutes les femmes ménopausées ne développent toutefois pas une calvitie.

La prédisposition individuelle, les antécédents familiaux, le contexte hormonal et d’autres facteurs influencent l’évolution de la chevelure.

Une perte de densité apparaissant autour de la ménopause ne doit donc pas automatiquement être attribuée aux hormones sans rechercher d’autres causes possibles.

La contraception peut-elle influencer la chute des cheveux ?

Une modification de contraception peut parfois coïncider avec une modification du cycle capillaire.

Les contraceptifs hormonaux diffèrent par leur composition et les propriétés des progestatifs qu’ils contiennent.

Chez certaines femmes, l’introduction, le changement ou l’arrêt d’une contraception peut être suivi d’une modification de la chute ou de la densité des cheveux.

Cela ne signifie pas qu’une pilule particulière provoquera systématiquement une alopécie.

Lorsqu’une chute apparaît après une modification de contraception, il est préférable d’en discuter avec le médecin prescripteur plutôt que d’arrêter ou de modifier soi-même son traitement.

Le stress peut-il faire tomber les cheveux ?

Oui, un stress important peut participer à une chute diffuse appelée effluvium télogène.

Une maladie, une intervention chirurgicale, une perte de poids importante, un événement émotionnel majeur ou une période d’épuisement peuvent perturber temporairement le cycle des follicules.

La particularité de l’effluvium télogène est que la chute n’est généralement pas immédiate.

Elle peut apparaître plusieurs semaines après l’événement déclencheur, lorsque de nombreux cheveux entrent simultanément dans une phase conduisant à leur chute.

L’ensemble du cuir chevelu est généralement concerné, contrairement à l’alopécie androgénétique qui entraîne davantage une diminution progressive de densité sur certaines zones.

Lorsque le facteur déclenchant disparaît, l’effluvium télogène est le plus souvent réversible, même si la récupération de la densité nécessite plusieurs mois.

Les carences alimentaires peuvent-elles provoquer une chute de cheveux ?

Certaines carences peuvent contribuer à une chute diffuse, mais il n’est pas utile de se supplémenter sans avoir identifié de déficit.

Le follicule pileux est une structure très active qui nécessite un apport suffisant en énergie, protéines et micronutriments.

Une carence en fer peut notamment être retrouvée chez certaines femmes présentant des règles abondantes, une alimentation insuffisante, une grossesse récente ou certaines pathologies digestives.

D’autres déficits nutritionnels peuvent également affecter la qualité ou le cycle des cheveux.

Pour autant, toute chute ne signifie pas que la patiente manque de fer, de zinc, de vitamine D ou de biotine.

Il n’existe notamment pas de valeur universelle de ferritine à atteindre spécifiquement pour faire repousser les cheveux.

Lorsqu’une carence est suspectée, le bilan biologique permet de la rechercher et de la corriger de façon adaptée.

La thyroïde peut-elle être responsable d’une chute de cheveux ?

Une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie peuvent modifier le cycle des cheveux et provoquer une chute diffuse.

Le lien avec la thyroïde doit surtout être évoqué lorsque la chute est associée à d’autres symptômes ou lorsque son aspect ne correspond pas à une alopécie androgénétique classique.

Un bilan thyroïdien peut alors être demandé par le médecin.

Le traitement de la maladie thyroïdienne permet généralement d’améliorer progressivement les manifestations capillaires lorsqu’elle est effectivement responsable ou contributive à la chute.

Quelles autres maladies peuvent provoquer une alopécie ?

Toutes les pertes de cheveux ne sont pas liées aux hormones, au stress ou aux carences.

La pelade, ou alopecia areata, est une maladie auto-immune qui provoque généralement l’apparition de zones bien délimitées dépourvues de cheveux.

Certaines maladies inflammatoires peuvent entraîner une alopécie cicatricielle, dans laquelle les follicules sont progressivement détruits.

Le lichen plan pilaire en fait partie et nécessite une prise en charge spécialisée.

L’alopécie de traction résulte quant à elle de contraintes mécaniques répétées exercées sur les cheveux, notamment avec certaines coiffures très serrées ou des extensions.

Lorsqu’elle est identifiée précocement, elle peut être réversible ; si la traction se prolonge, les lésions folliculaires peuvent devenir permanentes.

Enfin, certains médicaments peuvent modifier le cycle pilaire et provoquer une chute diffuse.

Comment différencier les principales formes de chute chez la femme ?

L’aspect, la localisation et la vitesse d’évolution donnent des indications importantes sur leur origine.

Une alopécie androgénétique s’installe généralement progressivement. Les cheveux du dessus du crâne s’affinent et la raie centrale devient plus large.

Un effluvium télogène apparaît davantage sous la forme d’une chute diffuse et relativement rapide sur l’ensemble du cuir chevelu.

Une pelade provoque typiquement une ou plusieurs zones bien délimitées sans cheveux.

Une alopécie de traction se concentre davantage sur les zones soumises aux contraintes mécaniques, notamment la ligne frontale et les tempes.

Ces caractéristiques peuvent orienter le diagnostic mais ne remplacent pas l’examen médical, particulièrement lorsque plusieurs mécanismes peuvent être présents simultanément.

FAQ – Questions fréquentes sur la chute de cheveux chez la femme

La calvitie féminine est-elle héréditaire ?

Une composante génétique existe dans l’alopécie androgénétique féminine.
 
Les antécédents de perte de cheveux du côté maternel comme paternel peuvent donc augmenter la prédisposition.
 
Ils ne permettent toutefois pas de prévoir avec certitude si une femme développera une alopécie, à quel âge ni quelle sera son importance.
 

La chute de cheveux après l’accouchement est-elle normale ?

Une augmentation de la chute est fréquemment observée quelques mois après l’accouchement et elle se résout généralement progressivement.
Les follicules ne sont pas détruits.
 
Une chute très prolongée ou particulièrement importante peut néanmoins justifier une consultation afin de rechercher une autre cause associée.

La ménopause provoque-t-elle toujours une calvitie ?

Non. Les modifications hormonales de la ménopause peuvent contribuer à une diminution de la densité ou rendre plus visible une alopécie préexistante, mais toutes les femmes ne sont pas concernées.

Faut-il faire un bilan sanguin en cas de chute de cheveux ?

Pas systématiquement.
 
Un bilan peut être pertinent lorsque l’interrogatoire ou l’examen font suspecter une carence en fer, une anomalie thyroïdienne, un trouble hormonal ou une autre cause générale.
Les examens doivent donc être choisis en fonction de la situation plutôt que prescrits systématiquement chez toutes les patientes.

La chute de cheveux liée au stress est-elle réversible ?

Lorsqu’il s’agit d’un effluvium télogène déclenché par un événement ponctuel, la chute est généralement temporaire et la repousse se fait progressivement après disparition du facteur déclenchant.
 
Une alopécie androgénétique peut cependant exister parallèlement et devenir plus visible lors de cet épisode.

Quand faut-il consulter pour une chute de cheveux ?

Une consultation peut être particulièrement utile lorsque la chute est brutale, très importante, prolongée, localisée en plaques ou accompagnée de rougeurs, douleurs, démangeaisons ou lésions du cuir chevelu.
 
Elle peut également être pertinente lorsqu’une diminution progressive de densité devient gênante et que l’on souhaite comprendre son origine ou connaître les possibilités de prise en charge.

Sources et références

  • Dermato-INFO (Société Française de Dermatologie) – Tout savoir sur l’alopécie androgénétique
  • Vidal – Alopécie androgénétique
  • MSD Manuals (éd. professionnelle, mise à jour janv. 2026) – Alopécie
  • Gan DC, Sinclair RD. Prevalence of male and female pattern hair loss in Maryborough. J Investig Dermatol Symp Proc 10(3):184-189, 2005. PMID 16382660
  • Adil A, Godwin M. The effectiveness of treatments for androgenetic alopecia: A systematic review and meta-analysis. J Am Acad Dermatol 77(1):136–141.e5, 2017. PMID 28396101
  • PMC – Postpartum telogen effluvium (revue, 2022). PMC9274946

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