Un poil incarné est un poil qui pousse sous la peau au lieu d’en sortir normalement. Il peut provoquer un bouton rouge, une inflammation et parfois évoluer vers une boule plus profonde, un kyste ou une infection.
Les poils incarnés apparaissent fréquemment après le rasage, la cire ou l’épilation mécanique, notamment au niveau du maillot, du pubis, de la barbe, du cou et des jambes.
La conduite à tenir dépend de l’aspect de la lésion : un poil superficiel ne nécessite pas la même prise en charge qu’une zone douloureuse, gonflée ou infectée.
Lorsqu’ils deviennent récurrents, il est également utile d’agir sur les facteurs qui favorisent leur apparition afin d’en limiter les récidives.


Qu’est-ce qu’un poil incarné ?
Un poil incarné est un poil qui reste bloqué sous la peau ou qui se recourbe et pénètre de nouveau dans l’épiderme au lieu de pousser normalement vers l’extérieur.
Il apparaît souvent lorsque le poil rencontre un obstacle à sa sortie, notamment après un rasage de près, une épilation mécanique ou lorsque le poil est naturellement épais, frisé ou courbé.
La peau peut alors réagir par une petite rougeur, un bouton ou une inflammation localisée.
Dans certains cas, le poil reste visible sous une fine couche de peau. Dans d’autres, il est plus profondément enfoui et peut devenir plus difficile à distinguer. Plus l’inflammation persiste, plus la lésion peut devenir sensible, gonflée ou évoluer vers une boule plus profonde, un kyste ou une infection.
Pourquoi a-t-on des poils incarnés ?
Les poils incarnés apparaissent lorsque la repousse du poil est déviée ou bloquée avant qu’il ne puisse sortir normalement à la surface de la peau.
Plusieurs facteurs peuvent favoriser ce phénomène.
Le rasage de très près, notamment lorsqu’il est réalisé à contre-sens du poil, peut favoriser les poils incarnés. Une fois coupé très court, le poil peut se recourber pendant sa repousse et pénétrer à nouveau dans la peau au lieu de ressortir normalement.
La cire, l’épilateur électrique ou la pince retirent le poil à la racine. Lors de la repousse, certains poils peuvent avoir plus de difficulté à traverser la surface de la peau et continuer leur croissance sous l’épiderme.
Les poils épais, frisés ou naturellement courbés sont davantage susceptibles de s’incarner. Leur forme favorise une repousse orientée vers la peau, ce qui explique notamment la fréquence des poils incarnés au niveau de la barbe ou du maillot.
Les vêtements serrés, les frottements répétés et l’occlusion de certaines zones peuvent entretenir l’irritation de la peau et favoriser les poils incarnés, notamment au niveau du pubis, du maillot ou des cuisses.


Comment reconnaître un poil incarné ?
Un poil incarné se présente le plus souvent sous la forme d’un petit bouton rouge ou d’une zone légèrement gonflée à l’endroit où le poil tente de repousser.
Le premier signe est souvent une petite papule rouge, parfois accompagnée d’une sensation d’irritation. La zone peut démanger, être sensible au toucher ou devenir légèrement douloureuse.
Dans certains cas, le poil reste visible sous une fine couche de peau. Il peut apparaître comme une petite ligne sombre ou une boucle sous l’épiderme, sans parvenir à sortir normalement.
Lorsque l’inflammation augmente, un petit bouton contenant du pus peut apparaître. Après disparition de la lésion, une marque pigmentée brune ou violacée peut persister quelque temps, notamment sur les peaux mates ou foncées.
Lorsqu’un poil reste enfoui plus profondément, l’inflammation peut provoquer une boule ferme sous la peau, parfois douloureuse. Cette lésion peut parfois être décrite comme un kyste lié à un poil incarné, surtout lorsqu’elle persiste, augmente de volume ou devient inflammatoire.
Une simple rougeur superficielle n’est donc pas la même chose qu’une boule profonde, douloureuse ou purulente.
Cette distinction est importante pour déterminer si des soins simples suffisent ou si un avis médical est préférable.
Comment traiter un poil incarné ?
Le traitement d’un poil incarné dépend surtout de sa profondeur et du niveau d’inflammation.
Un poil superficiel peut souvent s’améliorer avec des soins simples, tandis qu’une lésion douloureuse, profonde ou infectée nécessite davantage de prudence.
Lorsqu’il s’agit d’un petit bouton peu inflammatoire, le premier réflexe consiste à laisser la peau récupérer. Il est préférable d’interrompre temporairement le rasage, la cire ou toute autre méthode d’épilation sur la zone concernée afin de ne pas entretenir l’irritation.
La peau peut être nettoyée doucement, sans multiplier les produits agressifs ni les frottements. Une compresse tiède peut parfois aider à assouplir la peau et favoriser la sortie naturelle du poil.
Dans de nombreux cas, le poil finit par retrouver spontanément son chemin vers la surface.
Il vaut mieux éviter de chercher à extraire un poil profondément enfoui.
Si l’extrémité du poil est déjà sortie spontanément à la surface, elle peut parfois être dégagée avec précaution. En revanche, il ne faut pas creuser la peau avec une aiguille ou une pince, percer un bouton ou tenter d’extraire de force un poil situé en profondeur.
Ces manipulations peuvent augmenter l’inflammation, provoquer une infection ou laisser une cicatrice ou une marque pigmentée. Les recommandations dermatologiques déconseillent notamment de gratter, presser ou manipuler les poils incarnés.
En présence d’un poil incarné, évitez notamment de :
- percer ou presser la lésion ;
- gratter régulièrement la zone ;
- creuser la peau avec une aiguille ou une pince ;
- arracher un poil profondément enfoui ;
- multiplier les passages du rasoir sur une zone déjà inflammatoire.
Ces gestes peuvent transformer une irritation superficielle en une inflammation plus importante ou favoriser une infection.
Si la lésion devient très douloureuse, chaude, rouge, gonflée, purulente ou persiste malgré les soins simples, elle ne doit plus être considérée comme un simple poil incarné superficiel. Un avis médical peut alors être nécessaire, notamment pour rechercher une infection, un abcès ou une autre cause de la boule.


Kyste ou boule liée à un poil incarné : que faire ?
Un poil incarné peut parfois provoquer une inflammation suffisamment profonde pour former une boule sous la peau.
Cette lésion peut être décrite comme un “kyste de poil incarné”, mais toute boule ne correspond pas nécessairement à un kyste ni même à un poil incarné.
Lorsqu’un poil reste bloqué sous la peau, il peut entretenir une réaction inflammatoire locale. Si cette réaction persiste ou s’étend en profondeur, la zone peut devenir plus volumineuse et former une boule palpable.
Dans certains cas, du liquide inflammatoire ou du pus peut s’accumuler.
On se rapproche alors davantage d’une lésion inflammatoire profonde ou d’un abcès que d’un simple poil incarné superficiel.
Les abcès cutanés sont des poches de pus situées dans la peau et peuvent notamment se développer autour d’un follicule pileux infecté.
Une lésion plus profonde peut se présenter sous la forme d’une boule ferme ou dure sous la peau, parfois sensible ou douloureuse. La peau qui la recouvre peut être rouge, chaude ou légèrement gonflée.
La présence de pus, une augmentation progressive du volume ou une douleur croissante peuvent évoquer une inflammation ou une infection plus importante.
Il est toutefois important de ne pas attribuer automatiquement toute boule à un poil incarné. Selon sa localisation et son aspect, d’autres lésions cutanées ou sous-cutanées peuvent donner une présentation proche.
Non. Il ne faut pas percer, presser ni inciser soi-même une boule ou un kyste supposé lié à un poil incarné.
Ces manipulations peuvent aggraver l’inflammation, favoriser une infection ou provoquer une cicatrice. En cas d’abcès véritable, une prise en charge médicale peut parfois être nécessaire.
Un avis médical est préférable si la boule :
- devient très douloureuse, rouge ou chaude ;
- augmente progressivement de volume ;
- présente un écoulement de pus ;
- persiste malgré l’arrêt du rasage ou de l’épilation ;
- récidive régulièrement au même endroit ;
- s’accompagne d’une extension de la rougeur ou d’un malaise général.
Une évaluation permet alors de vérifier qu’il s’agit bien d’une complication liée à un poil incarné et d’écarter d’autres causes possibles avant de proposer un traitement adapté.
Poil incarné infecté : comment le reconnaître et que faire ?
Un poil incarné peut parfois s’infecter lorsque des bactéries pénètrent au niveau du follicule ou d’une peau déjà irritée.
La lésion devient alors généralement plus inflammatoire, plus douloureuse et peut contenir du pus.
Les poils incarnés infectés sont notamment décrits comme douloureux et peuvent présenter du pus dans le bouton.
Un poil incarné simplement inflammatoire peut déjà provoquer une petite rougeur ou une sensibilité. Une infection devient davantage suspecte lorsque ces signes s’intensifient.
La zone peut devenir :
- plus rouge et gonflée ;
- plus chaude au toucher ;
- nettement plus douloureuse ;
- accompagnée d’une pustule ou d’un écoulement de pus ;
- plus profonde, avec formation d’une boule sensible.
Lorsqu’une poche de pus se constitue dans la peau, il peut s’agir d’un abcès cutané. Celui-ci peut notamment se développer lorsqu’une infection progresse autour d’un follicule pileux.
Il faut toutefois rester prudent : un poil incarné peut également provoquer une inflammation sans infection bactérienne. La présence d’une rougeur ou d’un bouton ne signifie donc pas automatiquement qu’il est infecté.
Un avis médical est recommandé lorsque la douleur devient importante, lorsque la rougeur ou le gonflement s’étendent, lorsqu’une quantité importante de pus apparaît ou lorsqu’une boule profonde évoque un abcès.
Il est également préférable de consulter si la lésion persiste, récidive régulièrement au même endroit ou s’accompagne de signes généraux comme de la fièvre ou un malaise.
Enfin, certaines lésions récidivantes du maillot, des aisselles ou d’autres plis peuvent ressembler à des poils incarnés alors qu’elles relèvent d’une autre affection cutanée. L’hidradénite suppurée, par exemple, peut provoquer des nodules, kystes et abcès récurrents parfois initialement confondus avec des poils incarnés.
Dans ces situations, l’objectif est d’abord de poser le bon diagnostic avant de chercher à traiter ou prévenir les récidives.


Poil incarné au pubis et au maillot
Pourquoi cette zone est-elle particulièrement concernée ?
Les poils du pubis sont souvent épais, courbés ou frisés, ce qui augmente naturellement leur tendance à repousser sous la peau. Le rasage de près, la cire ou l’épilateur peuvent accentuer ce phénomène en modifiant la trajectoire de repousse du poil.
À cela s’ajoutent les frottements des sous-vêtements et des vêtements, ainsi que l’occlusion de la zone, qui peuvent entretenir l’irritation cutanée. La combinaison de ces facteurs explique pourquoi certaines personnes présentent régulièrement des poils incarnés au niveau du maillot ou du pubis.
Un poil incarné peut parfois provoquer une boule sous la peau, sensible ou douloureuse, qui persiste plusieurs jours. Lorsque l’inflammation devient plus profonde, la lésion peut prendre l’aspect d’un kyste, devenir rouge, gonflée ou contenir du pus si une infection s’installe.
Toute boule du pubis n’est toutefois pas nécessairement un poil incarné.
Selon son aspect, sa localisation ou son évolution, d’autres lésions cutanées peuvent provoquer des symptômes similaires.
Une boule qui augmente de volume, devient très douloureuse, récidive ou présente un écoulement mérite donc un avis médical plutôt qu’une tentative d’extraction à domicile.
Lorsque les poils incarnés reviennent régulièrement au niveau du maillot, il est utile de réduire les facteurs qui entretiennent l’irritation : éviter les rasages trop agressifs, limiter les passages répétés du rasoir sur la même zone et ne pas manipuler les lésions inflammatoires.
Le choix de la méthode d’épilation peut également avoir une influence. Selon les préférences et la zone concernée, différents contours de maillot peuvent être envisagés, du maillot classique au maillot intégral.
Lorsque les récidives sont directement liées à la repousse des poils, réduire durablement la densité pilaire peut également contribuer à diminuer la fréquence des poils incarnés.
C’est notamment l’un des intérêts de l’épilation laser chez les patients régulièrement concernés par ce problème.
Poils incarnés de la barbe et du cou chez l’homme
Les poils incarnés sont particulièrement fréquents au niveau de la barbe et du cou chez l’homme, notamment en raison du rasage répété et de la nature souvent épaisse ou courbée des poils.
Pourquoi la barbe et le cou sont-ils souvent concernés ?
Le rasage quotidien ou très fréquent coupe les poils au plus près de la peau. Lors de la repousse, certains peuvent se recourber et pénétrer à nouveau dans l’épiderme, surtout lorsqu’ils sont épais, frisés ou naturellement courbés.
Le cou et les contours de barbe sont particulièrement exposés, car la direction de pousse des poils y est parfois irrégulière. Les passages répétés du rasoir peuvent également entretenir une irritation locale et favoriser l’apparition de boutons, rougeurs et poils incarnés.
Lorsqu’un ou deux poils sont concernés, il peut s’agir de simples poils incarnés isolés. En revanche, lorsqu’un homme présente de nombreux boutons inflammatoires après le rasage, notamment sur le cou ou sous la mâchoire, il peut s’agir d’une pseudofolliculite de barbe.
Cette affection est liée à la repousse de poils qui se recourbent et pénètrent dans la peau, provoquant des inflammations répétées.
Elle peut entraîner des papules, pustules, marques pigmentaires et parfois des cicatrices lorsque le phénomène se répète.
Un poil incarné de la barbe peut également former une boule ou un kyste inflammatoire, notamment lorsqu’il reste profondément enfoui ou est régulièrement manipulé.
Adapter la technique de rasage peut aider à diminuer les épisodes : éviter les passages répétés sur une même zone, ne pas raser excessivement près de la peau et respecter autant que possible le sens de pousse du poil.
Chez les hommes présentant des épisodes fréquents, réduire durablement la densité de la barbe ou des poils du cou peut également diminuer les repousses susceptibles de s’incarner.
L’épilation laser peut ainsi être envisagée sur certaines zones de la barbe ou du cou, après évaluation de la pilosité et du résultat recherché.


Poils incarnés sur les jambes, les aisselles et le visage
Les poils incarnés peuvent apparaître sur toutes les zones régulièrement rasées ou épilées, mais les mécanismes et la conduite à tenir varient selon leur localisation.
Poils incarnés sur les jambes et les cuisses
Sur les jambes et les cuisses, les poils incarnés apparaissent fréquemment après le rasage, la cire ou l’épilateur électrique. Ils se présentent souvent sous la forme de petits boutons rouges, parfois accompagnés de démangeaisons ou de marques pigmentées après l’inflammation.
Éviter de manipuler les lésions et limiter temporairement les méthodes d’épilation agressives permet généralement à la peau de récupérer.
Lorsque les épisodes sont fréquents, il peut être utile de revoir la méthode d’épilation utilisée.
Les aisselles associent poils relativement épais, rasage fréquent, frottements et occlusion, ce qui peut favoriser les irritations et les poils incarnés.
Une boule profonde ou récidivante sous l’aisselle ne doit toutefois pas être systématiquement attribuée à un poil incarné et peut justifier un avis médical.
Chez la femme, des poils incarnés peuvent notamment apparaître au niveau du menton, de la lèvre supérieure ou du cou, en particulier lorsque des poils épais sont régulièrement retirés à la pince ou rasés.
Une attention particulière est toutefois nécessaire sur le visage : tous les poils ne constituent pas une bonne indication pour une épilation laser.
Les poils foncés et suffisamment épais peuvent bien répondre au traitement, tandis qu’un duvet très fin nécessite une évaluation plus prudente en raison d’une efficacité limitée et du risque rare de stimulation paradoxale de la pilosité.
Comment prévenir les poils incarnés ?
La prévention repose surtout sur la réduction des irritations répétées et sur une méthode de rasage ou d’épilation adaptée à la zone et à la nature du poil.
Lorsque le rasage favorise les poils incarnés, il est préférable d’éviter de raser trop près de la peau ou de multiplier les passages sur une même zone.
Respecter autant que possible le sens de pousse du poil et utiliser une lame propre peut également limiter l’irritation.
Sur les zones déjà rouges ou inflammatoires, mieux vaut laisser la peau récupérer avant de reprendre le rasage.
La cire, la pince ou l’épilateur électrique peuvent entretenir les récidives chez certaines personnes. Lorsqu’une zone présente régulièrement des poils incarnés, il peut être utile d’espacer les épilations ou de revoir la méthode utilisée.
Il faut également éviter de gratter, presser ou manipuler les boutons, car ces gestes entretiennent l’inflammation et augmentent le risque de marques pigmentaires ou d’infection.
Une peau souple et bien hydratée favorise une repousse plus régulière. Des soins doux peuvent donc être utiles, notamment sur les jambes, le maillot ou la barbe.
L’exfoliation peut parfois aider sur une peau saine, mais elle ne doit pas devenir systématique ni agressive. Il ne faut pas exfolier une zone déjà inflammatoire, douloureuse ou infectée.
Les vêtements très serrés et les frottements répétés peuvent entretenir l’irritation, en particulier au niveau du maillot, du pubis, des cuisses ou des aisselles. Lorsque les épisodes sont fréquents, privilégier temporairement des vêtements moins compressifs peut aider à calmer la zone.
Lorsque ces mesures ne suffisent pas et que les poils incarnés reviennent régulièrement, il peut être utile d’agir directement sur la pilosité responsable des récidives.


L’épilation laser peut-elle réduire les poils incarnés ?
Oui. En réduisant durablement le nombre de poils qui repoussent, l’épilation laser peut fortement diminuer la fréquence des poils incarnés chez les patients qui y sont régulièrement sujets.
Le principe est simple : moins il y a de poils qui repoussent, moins il y a de poils susceptibles de se recourber sous la peau ou de rester bloqués sous l’épiderme.
La diminution progressive de la pilosité permet également de réduire la fréquence du rasage, de la cire ou de l’épilation mécanique, qui peuvent entretenir les irritations et favoriser les récidives.
L’épilation laser ne traite donc pas uniquement une gêne esthétique. Chez certains patients, elle peut aussi améliorer le confort cutané à long terme lorsque les poils incarnés reviennent régulièrement.
L’intérêt est surtout marqué sur les zones où les poils sont foncés, épais et régulièrement rasés ou épilés :
- le maillot et le pubis, où les poils incarnés sont fréquents après rasage ou épilation ;
- la barbe et le cou chez l’homme, notamment en cas de pseudofolliculite ou d’irritations répétées liées au rasage ;
- les aisselles ;
- les jambes et les cuisses chez les personnes sujettes aux boutons et poils incarnés après l’épilation.
L’efficacité dépend toutefois de la nature du poil. Un poil foncé et suffisamment épais répond généralement mieux au laser qu’un duvet fin ou très peu pigmenté.
Non. L’épilation laser n’est pas un traitement d’une infection aiguë, d’un abcès ou d’un kyste inflammatoire en cours.
Lorsqu’une zone est douloureuse, purulente ou fortement inflammatoire, la priorité est d’abord d’évaluer et de traiter la lésion si nécessaire.
Le laser intervient surtout dans la prévention des récidives, une fois la peau redevenue compatible avec le traitement. En réduisant progressivement la densité pilaire, il diminue le nombre de repousses susceptibles de s’incarner et peut ainsi casser le cycle répété : rasage ou épilation – repousse – poil incarné – inflammation – récidive.
Chez les personnes concernées de façon régulière, cette approche peut donc constituer une solution de fond particulièrement intéressante.
Traitement contre les poils incarnés
Prenez RDV avec nos médecins spécialistes à la Clinique Confidence.
Comment se déroule une épilation laser lorsqu’on souffre de poils incarnés récurrents ?
Le traitement commence par une consultation permettant de vérifier que la pilosité responsable des récidives constitue une bonne indication pour l’épilation laser.
Le praticien examine la zone concernée, la couleur, l’épaisseur et la densité des poils, ainsi que le phototype de la peau.
Une zone présentant une infection active, un abcès, une plaie ou une inflammation peut nécessiter un report de la séance jusqu’à amélioration de la peau.
Les plateformes utilisées à la Clinique Confidence permettent de traiter les peaux claires, mates et foncées.
Les séances sont ensuite répétées afin de cibler progressivement les poils lorsqu’ils se trouvent dans leur phase de croissance active.
Au fil du protocole, la densité pilaire diminue, les repousses deviennent moins nombreuses.
C’est cette diminution progressive du nombre de poils qui peut réduire les récidives de poils incarnés.
Pour comprendre plus en détail le fonctionnement du traitement, les différentes zones et les tarifs, vous pouvez consulter notre page Épilation laser à Lille.
Pour les problématiques de barbe, cou, dos ou parties intimes, consultez également Épilation laser homme : zones, séances et tarifs.

Quand faut-il consulter pour un poil incarné ?
Un poil incarné superficiel peut souvent évoluer favorablement avec des soins simples. En revanche, certaines situations justifient un avis médical afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une infection, d’un abcès ou d’une autre lésion cutanée.
Pourquoi un avis médical peut-il être utile ?
Toutes les boules, pustules ou inflammations situées autour d’un poil ne correspondent pas nécessairement à un poil incarné.
Un médecin pourra confirmer la nature de la lésion, rechercher une éventuelle infection et proposer la prise en charge adaptée. En cas de récidives fréquentes liées au rasage ou à l’épilation, il pourra également être utile de discuter de solutions permettant d’en limiter durablement la répétition.
Il est préférable de consulter lorsqu’une lésion :
- persiste plusieurs jours ou semaines sans amélioration ;
- augmente progressivement de volume ;
- devient très douloureuse, rouge ou chaude ;
- présente un écoulement de pus ;
- forme une boule profonde ou récidivante ;
- laisse des cicatrices ou des marques pigmentaires importantes ;
- revient régulièrement au même endroit.
Poils incarnés récidivants : agir sur la cause
Lorsque les poils incarnés reviennent régulièrement après le rasage ou l’épilation, agir directement sur la pilosité peut permettre d’en réduire durablement la fréquence.
À la Clinique Confidence à Marcq-en-Barœul, la première consultation permet d’évaluer votre peau, la nature de vos poils, la zone concernée et la pertinence d’un traitement par épilation laser.
L’objectif est de déterminer si la réduction de la pilosité peut constituer une solution adaptée à vos récidives, en tenant compte de votre phototype et des caractéristiques du poil.

A propos de l’auteur
Dr Natalia Branczko, spécialisée en médecine esthétique.
Le Dr Natalia Branczko exerce au sein de la Clinique Confidence à Marcq-en-Barœul, près de Lille. Après 10 années de médecine d’urgence, sa pratique est orientée vers la médecine esthétique et les traitements utilisant les technologies laser.
Titulaire du DIU de Médecine Morphologique et Anti-Age, elle a pour domaines d’expertise : Médecine esthétique • Lasers médicaux • Épilation laser • Détatouage • Qualité de peau
- NHS – Ingrown hairs
Ressource institutionnelle décrivant les principaux signes des poils incarnés, leurs facteurs favorisants, les gestes à éviter et les situations dans lesquelles un avis médical peut être utile. - American Academy of Dermatology – Razor bump remedies for men with darker skin tones
Recommandations dermatologiques consacrées aux boutons de rasage et à la pseudofolliculite, notamment au niveau de la barbe chez les hommes présentant des poils épais ou courbés. Folliculite, infection et abcès cutané - NHS – Skin abscess
Ressource institutionnelle sur les abcès cutanés, leurs principaux signes — douleur, gonflement, rougeur, présence de pus — et les situations nécessitant une prise en charge médicale. - MSD Manual – Folliculitis and Skin Abscesses
Référence médicale expliquant notamment qu’un poil qui repousse dans la peau après le rasage peut provoquer une inflammation folliculaire sans qu’il existe nécessairement une infection bactérienne. - NHS – Hidradenitis suppurativa
Ressource utile pour rappeler que des nodules, kystes ou abcès récidivants au niveau des aisselles ou de l’aine peuvent parfois relever d’une autre affection cutanée et ne doivent pas systématiquement être considérés comme de simples poils incarnés.
- MSD Manual – Pseudofolliculitis Barbae
Référence dermatologique décrivant la pseudofolliculite de barbe, liée à des poils qui pénètrent ou repénètrent dans la peau et provoquent une réaction inflammatoire. - Dalia Y. et al. – Review of treatments for pseudofolliculitis barbae
Revue scientifique des différentes stratégies de prise en charge de la pseudofolliculite de barbe, incluant notamment l’épilation laser parmi les options pouvant agir à plus long terme sur les récidives.
- Leheta T.M. – Comparative evaluation of long pulse Alexandrite laser and intense pulsed light systems for pseudofolliculitis barbae treatment with one year of follow-up
Étude comparative montrant une diminution des lésions de pseudofolliculite après réduction de la pilosité, avec de meilleurs résultats dans cette étude pour le laser Alexandrite que pour l’IPL.
